Deux édifices remarquables font la richesse de la commune d'Huriel : l''église du XIe siècle, jadis siège d'un prieuré bénédictin et un donjon seigneurial qui date du XIIe siècle.
Plus connu sous le nom populaire de "la Toque", en raison de son ancienne toiture en forme de toque pointue, le donjon d'Huriel est un des rares donjons quadrangulaires français, au même titre que ceux de Montrichard, Beaugency et Loches. Vestige de l'ancien château des Seigneurs, entouré de fossés jusqu'au milieu du siècle dernier, il est entièrement construit en blocs de granit régional. Quatre campagnes de construction seront nécessaires pour parvenir à ce que sera le Château d'Huriel au temps de sa splendeur (XV - XVIe siècle). Au XVe siècle, quatre tourelles sont ajoutées aux angles (deux subsistent aujourd'hui), reliées entre elles par des murs d'enceinte. Ayant essentiellement une vocation défensive, le château est laissé à l'abandon jusqu'en 1879 quand il est racheté par la commune. Il est classé depuis 1885.
Quant à l'église Notre-Dame, dont l'existence est mentionnée pour la première fois en 1059, son originalité réside dans les diverses influences sur son architecture. De par la situation d'Huriel aux confins de l'Auvergne, de la Marche et du Berry, l'édifice représente des caractéristiques propres à ces différentes régions. Par ailleurs, elle se distingue à travers d'autres éléments très originaux : la coupole à huit pans montée sur pendentifs et trompes et aussi le porche à arcatures triples, un schéma assez rare en Allier. Ou encore la sculpture très riche et le mobilier avec, par exemple, le chœur en fer forgé dont la grille est exceptionnelle.